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07/06/2007

Le poids des mots, insupportable pour Arnaud.

Cette semaine, un adolescent de 12 ans se donne la mort dans sa chambre. Il était surdoué. Il ne supportait plus de vivre, tellement son entourage lui avait pourri l'existence.

Je ne pouvais pas passer à côté de ce fait divers qui a suscité tant d'émoi, plus dans la presse télé que écrite d'ailleurs. Il semble tellement bien illustrer ce que j'avais raconté dans mon premier post et qui résume un peu ce que tous les surdoués endurent. Si ce n'est que le pauvre Arnaud, lui, savait qu'il en était un.

Après avoir découvert mon incroyable QI, je me suis pris à regretter de ne pas l'avoir su plus tôt : toutes les choses que j'aurais pu accomplir si j'avais su que j'avais le potentiel de le faire !

Et puis après coup, je me suis dit que c'était peut-être mieux ainsi. Si j'avais été diagnostiqué durant l'enfance, je pense bien que ma vie aurait été un enfer. Je veux dire encore plus infernale que ce qu'elle n'était déjà. Je n'aurais plus eu aucune excuse pour justifier mes échecs, mes parents auraient mis toutes leurs attentes en moi, avec toute la pression que ca implique. La peur de décevoir m'aurait fait serrer les fesses à chaque instant, de peur de faire le pas de travers inacceptable de la part d'une personne dotée d'une telle intelligence. Résultat, j'aurais sans doute été moins loin que je ne suis maintenant. J'aurais sans doute pris les devants d'Arnaud en le précédant de quelques années sur la longue liste des adolescents surdoués en mal de vivre.

La Mort, on y pense bien plus que les autres durant notre enfance et adolescence. Je dois même avouer que c'est une des plus vieilles obsessions que je me souvienne avoir eu. D'autres surdoués partagent la même expérience de la mort. Beaucoup ont eu des tendances suicidaires et certains les entretiennent encore par des actes quotidiens d'autodestruction : il y a beaucoup d'anorexiques et d'hyper boulimiques, de fumeurs, de chauffards et quelques drogués parmi les surdoués.

Hypersensibles dans leur majorité, la vie mal vécue est une source ininterrompue de souffrances pour certains surdoués, surtout durant l'adolescence. Quand je dis hypersensible, je pèse mes mots. Chaque pique, chaque coup, chaque source de frustration est en général ressentie dix à vingt fois plus fort par un HQI. Leurs réactions sont dès lors proportionnelles en conséquence. C'est pourquoi il est difficile pour une personne normale et équilibrée de partager la vie d'un surdoué, surtout s'il s'ignore, car il ne sait alors pas pourquoi il est le seul à ressentir les choses comme ça.

Arnaud était hypersensible et personne ne le savait. Pourtant, les psy qui se sont penchés sur la question le savent. Mais la communication ne se fait pas. Le cas de Arnaud n'est pas unique, il touche 2% de la population, ça fait quand même du monde! Ces enfants ont besoin d'un environnement approprié pour s'épanouir, se borner à les intégrer dans le circuit normal peut leur être fatal. Faire sauter une classe à un enfant pour le simple fait qu'il apprend plus vite est encore la pire de toutes les solutions. Dieu merci, j'y ai échappé.

Le ministre Hazette avait lancé un plan pour la prise en charge des enfants surdoués. Il n'a jamais pu le finaliser et quand la Socialiste Arena a repris son portefeuille, elle s'est empressée de jeter ce projet aux orties, au nom de la sacrosainte égalité des personnes. C'est certainement la première responsable du décès d'Arnaud. Mais elle ne sera sans doute jamais inquiétée. Avec des solutions réellement adaptées mises en place par des professionnels, comme le prévoyait le plan Hazette, Arnaud ne serait probablement pas mort à l'heure qu'il est.

Voilà notamment pourquoi je ne voterais pas socialiste. Il y a bien d'autres raisons mais ce serait trop long à expliquer ;-)

D'après ce que j'ai entendu, les garçons surdoués sont nettement plus sujets au suicide que les filles, alors que les HQI ne sont pas plus nombreux parmi un sexe ou l'autre. Les filles en revanche souffriront plus facilement d'anorexie, sorte de suicide à petit feu. J'ai échappé à tout ça non sans en être passé loin. Puisse ces temps d'ignorance et de peur un jour être définitivement révolus.

Arnaud, prends soin de toi et remets le bonjour à Albert Einstein de ma part. Et puis fais de la place pour les autres. Tant que nos décideurs ne feront rien pour les HQI, tu ne seras pas le dernier...

HQI138

18:51 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : surdoué, Arnaud, suicide, HQI, mort

06/06/2007

Pour vivre heureux, vivons cachés

Le monde que j'ai eu l'occasion de découvrir grâce au diagnostic tardif de HQI a été pour moi plein de surprises et d'enseignement. La façon dont ce monde communique avec l'extérieur peut sembler bizarre de prime abord mais ça s'explique.

En ce qui me concerne, l'annonce publique des résultats de mon test était quelque chose que j'eus conscience de ne pas prendre à la légère. Tout d'abord, il y a eu le contact avec mes proches. N'ayant pas baigné dans une culture élitiste ou dans un environnement ayant quelque propension à l'Excellence, j'ai pris soin de bien mûrir la façon avec laquelle j'allais les mettre au courant. Bien sûr, quelques témoignages glanés çà et là sur la toile m'ont aidé à réaliser les risques que cela peut me faire courir de le hurler sur tous les toits. Il y avait notamment cette dame qui déplorait le fait d'avoir perdu toutes ses amies après avoir longuement arrosé toutes les conversations de propos élogieux au sujet de ses enfants qui avait tous été diagnostiqués HQI. Sa fierté bien légitime avait été mal interprétée par ses semblables et l'envie ou la jalousie les avaient fait se détourner de cette vilaine prétentieuse.

Cela semble logique quand on y pense : qu'est-ce qu'on désire le plus au monde pour soi, pour ses enfants ou pour son partenaire? La beauté, l'intelligence et la richesse (ou le succès). Ce sont les trois attributs de la réussite sociale qui semblent être des catalyseurs de bonheur dont tout le monde a envie de pouvoir profiter. Lorsque vous avez quelqu'un d'extrêmement beau qui se ballade dans votre entourage, exhibant de manière ostentatoire ce que la nature lui a donné de meilleur, cela suscite immédiatement des tensions vis-à-vis des gens ordinaires alentours. L'intelligence, qui figure également dans le top3 peut potentiellement produire le même effet, mis à part qu'elle ne se voit pas de l'extérieur. Donc, le mieux quand on doute de son entourage, on ferme sa gu... ! C'est ce que je faisais avant, préférant passer pour un imbécile, mais je n'étais rien de moins qu'un HQI qui s'ignorait. Maintenant que je le sais, c'est pénible à garder comme secret.

Cependant, l'annonce sélective des résultats a été l'occasion de tester mon entourage. Mes proches parents n'ont absolument pas été étonnés de la chose. J'eu plaisir à réaliser qu'ils me connaissaient plus que je ne me l'imaginais. Globalement, mes meilleurs amis s'écriaient "ça ne m'étonne pas. Chaque fois qu'on a un problème, on sait que quand on t'en parle, tu as toujours une bonne solution à proposer, etc." D'autres ont mal réagi, avec des propos du style : "ah ouais, t'es fier ? Maintenant tu vas pouvoir te prendre pour le nombril du monde! Tu voudras sans doute plus te montrer en présence de cons comme nous, etc.". Leur présence ne me manque pas. Probablement parce que ce qui les a poussé à réagir de la sorte était justement ce qui faisait qu'on ne pouvait s'apprécier mutuellement. La sélection est faite.

Reste plus qu'à affronter les autres HQI, ceux qui se sont regroupés en association. Globalement, c'est le meilleur endroit pour en rencontrer, parce qu'à 2% de la population, vous n'en croisez pas des masses dans la rue et comme ce n'est pas écrit sur le visage, on en loupe pas mal. Donc, je me fais membre, pour voir de quoi ça a l'air. Peut-être que j'y trouverais des gens qui ont vécu les mêmes choses que moi? Ou alors ce sont des HQI fiers de l'être qui se regroupent justement pour ne pas se mélanger aux Moldus afin de se distinguer de la bêtise humaine; Ils sont le gratin, Ils ne font pas partie du même monde, Ils sont l'élite, les autres sont des sous-crottes. Non, il faut que j'arrête de raisonner comme ceux qui on mal pris le fait d'apprendre que j'en faisait partie. Je ne suis pas comme ça, pour quelles raisons les autres le seraient ? Si tel était le cas, le seul moyen d'en être certain était d'aller me rendre compte sur place. Je m'avisais donc de leur prochaine date de rencontre.

Ma première réunion Mensa.

Car c'est bien d'eux qu'il s'agit. Réunion mensuelle de l'association à Bruxelles, au premier étage d'un café de Koekelberg. Stress et angoisse avant l'heure. Plusieurs fois, j'eus envie de tourner les talons et de reporter au mois prochain. Mais bon, si ça se passe mal, je me disais que je pourrais toujours m'enfuir en courant et ne plus jamais donner signe de vie. C'était comme la dernière étape de l'intronisation de ma nouvelle vie. Je venais d'apprendre quel genre d'individu j'étais, je l'avais annoncé autour de moi, maintenant il fallait que je voie quelles espèces d'individus composaient le groupe auquel j'étais sensé appartenir. 

En arrivant devant la salle du haut, je vis la porte ouverte, quelques individus d'un âge avancé mais pas encore pensionnés étaient attablés en train de papoter. J'entre, je me présente. Ils me saluent tous et me souhaitent bienvenue avec des sourires sympathiques. Moi qui m'attendais à tomber dans une arène où je serais sur les feux de la rampe, comme quand j'étais le petit nouveau à l'école, j'en étais pour mes frais. Tout de suite, je me suis senti à l'aise. Une aisance inexplicable. Ce n'étaient pas des gens beaux, pas l'air si intelligents que ça, pas extrêmement bien habillés et ne s'exprimant pas avec du vocabulaire tape-à-l'oeil. Rien de tout ce qu'on en dit à l'extérieur. Par contre, ils se lâchent. Tout ce qu'ils se retiennent de faire à l'extérieur, ils se le permettent ici et ça ne choque pas. Conversations à 100 à l'heure, passant sans cesse du coca light, jeux de mots dans tous les sens et sujets variés. Des conversations qu'on ne peut pas avoir avec tout le monde, qui vont parfois très loin, tellement loin qu'on ne voit plus où on voulait en venir. Plein de gens très chouettes qui, comme moi, se sont forgés une culture générale bien fournie et variée, le plus souvent dans des domaines différents. On parle, on écoute, on apprend, on partage. En somme, ils n'ont rien de très différent d'un autre groupe social, si ce n'est que dans celui-là, il ne m'a pas été difficile de me faire des amis. Des gens qui me ressemblaient dans leur façon de penser, de raisonner, de parler,... Ca m'a fait beaucoup de bien, je ne me sentais plus du tout seul au monde ou incompris. Je me sentais chez moi parmi eux.

Cette première expérience étant concluante, je les ai revu plusieurs fois, j'ai sympathisé et je revois encore quelques uns en dehors des réunions officielles. On ne parle jamais de QI ou d'intelligence. On est comme des amis normaux qui ont des conversations normales, des disputes normales, que des choses normales. A part que tous, nous sommes conscients d'être différents. Ni inférieurs, ni suppérieurs par rapport aux autres, différents, c'est tout. On est un peu comme un cercle d'handicapés : différents des autres mais tellement semblables entre nous.

Depuis que je les côtoie, mes rapports avec les gens ont changé. Je sais maintenait ce qui fait que j'avais du mal à me sentir à l'aise, du coup j'ai modifié ma façon d'être. Certains de mes proches qui ont eu peur de me voir sombrer dans une quelconque forme d'élitisme eugéniste sont maintenant agréablement surpris que non seulement il n'en est rien mais que je semble moins renfermé, plus épanoui. Ah bon ? C'est toujours agréable de se laisser entendre des choses pareilles. Je connais mieux ma différence maintenant, notamment grâce au fait que j'en fréquente d'autres. Je sais que c'est un sujet qui peut froisser, en conséquence de quoi je me garde bien de l'afficher en public (surtout éviter de l'utiliser comme argument pour prouver qu'on a raison, même si l'envie surgit parfois). Ce silence forcé est sans doute une des raisons qui m'a poussé à ouvrir ce blog.

En conclusion, quelle que soit votre différence, pour vivre heureux, vivez cachés.

HQI138

04/06/2007

On ne peut détester que ce qu'on connaît vraiment

Que connaissez-vous des surdoués? Personnellement, je n'en savais rien jusque quand on m'a diagnostiqué le mal.

Evidemment, il y a bien ce qu'on en dit -ou parodie- dans les médias, quand on daigne bien en parler. On imagine tout de suite le petit Einstein ou Mozart quand on parle d'un enfant ou d'un Prix Nobel quand on évoque un adulte. Mais sont-ils vraiment comme cela ? Parfois, on l'imagine informaticien, geek planté devant son ordi 24/7, les lunettes sur le nez et ne sortant pas beaucoup (Proximus les a d'ailleurs bien mis en scène dans sa dernière campagne Vodaphone, armé de leurs portables qui quittaient leurs cavernes). Parlez-en autour de vous et vous verrez que ces gens sont en fait très mal connus. Pourtant, ils représentent au moins 2% de la population. Imaginez, vous êtes dans une rame de métro de 300 personnes : il y en a au moins 6 dans le tas. Dans un Stade de 15.000 personnes, on pourrait en trouver 300 ! Ils ne sont donc pas aussi rares que ça.

Pourquoi ne les connaissons-nous pas ? Parce que la plupart d'entre eux s'ignorent. Parmi ceux-là, il y a deux types de surdoués : ceux qui ont grandi dans un environnement favorable et qui vivent une vie normale et puis les autres, qu'on a forcé à suivre le même rythme que les gens normaux. Ce sont ceux-là qui ont le plus souffert. Ils ont une Ferrari dans la tête et on les oblige à rouler à du 20 à l'heure pendant 20 ans. De quoi vous en faire de bons petits serials killers au pire. Mais ne vous affolez pas, la plupart du temps ils se suicident bien avant.

Parmi les commentaires que j'ai trouvé sur la Toile en cherchant à me documenter sur le sujet, j'en ai trouvé des virulents, traitant les surdoués de hautains, élitistes, dominateurs, prétentieux, orgueilleux, pédants, etc... Pourtant, tous ceux qui faisaient ce genre de remarques ne semblaient pas beaucoup connaître les HQI. Ne peut-on pas réellement détester que ce qu'on ne connaît vraiment? Voilà une nouvelle forme de racisme à ajouter à notre longue liste. Après les étrangers, les immigrés, les autres confessions, les gays, les femmes, les handicapés, il y a la haine du surdoué. Le racisme ne naît-il pas sur un lit de craintes de l'inconnu ? Les plus violents à leur égard semblent bien être ceux qui les connaissent le moins et qui n'ont aucune envie de les connaître davantage. Ils les jugent sur une idée reçue et puis c'est tout.

J'étais loin de pouvoir m'identifier à ce genre de description. Cet attribut récemment découvert ne m'avait pas changé du jour au lendemain et jusqu'ici rien de tout ce que j'ai lu de négatif au sujet des HQI ne semblait correspondre à la vision que j'avais de mon ego et encore moins à celle que mon entourage portait sur moi. J'entrepris donc d'approfondir.

Tentative de définition.

De la littérature pertinente sur le sujet, il y en a. Abondement même, mais pas en Français. Le francophone semble détester ce genre de sujet, c'est comme un tabou. Par contre, il suscite l'intérêt, que dis-je l'enthousiasme outre-Atlantique. C'est donc en Anglais que j'en appris le plus sur ce que j'étais sensé être.

Il y avait tant de questions avant. D'un coup, une multitude de réponses me parvinrent comme dans un éclat d'illumination. C'était la révélation. Cette particularité enfin décelée en moi avait en fait influencée toute ma vie depuis le début. Très tôt, j'ai commencé à marcher, à parler, à faire des phrases complètes, à poser des questions sur le pourquoi des choses. Vu que j'étais déjà né un mois avant terme, il n'a pas semblé bizarre à mes parents que je sois un peu en avance. Ils en étaient fiers, c'est tout. Le fait que je progresse rapidement était davantage mis au crédit de mon grand frère, de 5 ans mon aîné, qui aux yeux des adultes me transmettait tout ce qu'il avait appris lui-même quelques années auparavant. A part quelques baffes plusieurs fois par jour, je dois dire qu'il ne m'a pas transmis beaucoup plus jusqu'à mes 10 ans. Il faut le comprendre : quand je suis arrivé, je l'ai privé de son statut d'enfant unique bien malgré moi et il me l'a fait payer suffisamment pendant assez longtemps. Mais je ne suis pas là pour pleurer le passé, ce qui est fait ne peut être défait.

Un surdoué enfant a du mal, beaucoup de mal à s'entendre avec ses semblables. Sa principale caractéristique est de comprendre bien plus vite qu'un autre tout ce qui l'entoure. De plus, avec un peu de chance, il développera sa mémoire à un tel point qu'il se constituera très tôt une culture générale bien fournie. Il sera curieux, avide de se plonger à corps perdu dans les océans de connaissance qui les entourent. Et c'est à partir de là qu'on peut faire la distinction entre un futur surdoué épanoui et un autre mal dans sa peau. L'épanoui verra sa soif de Savoir assouvie par son environnement. Ses parents, grands-parents le gâteront avec des encyclopédies, des visites aux musées, surtout des sciences naturelles, des conversations relevées. Ils l'éveilleront au Monde en créant un environnement propice au développement intellectuel de cet enfant précoce. Et puis il y a les autres, qui se feront sans cesse rétorquer : "c'est pas de ton âge, tu comprendras quand tu seras grand, c'est pas tes affaires, retourne jouer, contente-toi de faire ce qu'on te demande..." Les premiers auront appris à gérer le cheval fougueux de la curiosité qui rugit en eux, apprenant à le guider et l'exploiter au mieux. Ils finiront médecins, avocats, chercheurs ou astronautes et se rendront à peine compte de leur particularité. Les autres commenceront très tôt à souffrir de ne pas pouvoir savoir, ils se sentiront injustement muselés, condamnés à vivre comme les autres. Sans aucun moyen de gérer cet attribut, il deviendra vite un handicap.

Pourtant, un surdoué a de nombreuses capacités qui découlent de sa vitesse de compréhension accrue. Du fait de cette rapidité, il pourra pousser plus loin ses raisonnements. Il a donc une prédisposition à se projeter dans le futur. Il privilégiera les solutions favorables à long terme, même si elles se montrent défavorables dans un premier temps. Il préfèrera les amitiés durables et quand vous le rencontrerez, il se sera déjà projeté des années plus loin avec vous, voyant si votre relation (intime ou amicale) aura des lendemains fructueux. De ce fait, il privilégiera les comportements honnêtes et loyaux, seuls payants sur une longue période. Ils n'alloueront leurs ressources qu'aux projets qui ont une chance d'aboutir et auront une vilaine habitude de prédire les travers futurs dans lesquels tel ou tel projet risquera de tomber. Ils sont clairvoyants. Ca agace parfois, mais c'est ce qui leur permettra de toujours retomber sur leurs pattes. Ca aussi ça agace les autres qui arrivent difficilement à les prendre en défaut.

Depuis que j'ai appris à les connaître, j'ai l'impression de mieux me connaître. L'association qui m'a fait passer le test, j'y ai adhéré, pour voir. Des individus prétentieux et fiers que je m'attendais à y rencontrer, je n'en ai trouvé aucun. Evidemment, quand on a du mal à se créer des amis et dans un but de les garder à long terme, on ne peut pas adopter ce genre de comportement sous peine de se faire damner à jamais de tout groupe social. En fait, une grande caractéristique commune chez eux, c'est l'humilité. C'est ça qui m'a fort étonné. Loin de prétendre tout connaître, ils sont humbles face au Savoir, au Monde, aux autres qui ont certainement quelque chose à leur apprendre.

Je vous expliquerais comment s'est passé mon premier contact avec les membres de cette association de surdoués au prochain épisode.

<A SUIVRE>

HQI138

PS : merci aux 4 visiteurs qui sont passés me voir le premier jour d'existence de ce blog.